﻿{"id":917,"date":"2014-05-19T22:25:54","date_gmt":"2014-05-19T20:25:54","guid":{"rendered":"http:\/\/oliba.catnord.cat\/?p=917"},"modified":"2014-05-19T22:25:54","modified_gmt":"2014-05-19T20:25:54","slug":"le-temps","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/oliba.catnord.cat\/?p=917","title":{"rendered":"Le Temps"},"content":{"rendered":"<div><img decoding=\"async\" src=\"http:\/\/www.letemps.ch\/rw\/SysConfig\/WebPortal\/letemps\/image\/logo\/logo.gif\" alt=\"Logo\" border=\"0\" \/><\/div>\n<hr \/>\n<div><strong>\u00e9lections europ\u00e9ennes\u00a0<\/strong>Jeudi 15\u00a0mai 2014<\/div>\n<h2>Division catalane<\/h2>\n<div><strong>Par Luis Lema envoy\u00e9 sp\u00e9cial \u00e0 Barcelone<\/strong><\/div>\n<div>Dans la dispute qui s\u00e9pare ind\u00e9pendantistes et \u00abespagnolistes\u00bb, les traditions populaires sont prises en otage. Tours humaines ou corridas: r\u00e9cits de ceux qui vivent ces traditions<\/div>\n<div>Ne parlez pas de l\u2019un \u00e0 l\u2019autre! Au mieux, un haussement d\u2019\u00e9paules et un sourire embarrass\u00e9 accompagneront l\u2019id\u00e9e que, de part et d\u2019autre de cette famille divis\u00e9e, on puisse voir des similitudes. Elles sont pourtant nombreuses: un m\u00eame d\u00e9vouement, un m\u00eame souci de partage entre les g\u00e9n\u00e9rations, un m\u00eame respect pour les a\u00een\u00e9s. Au point que les mots employ\u00e9s sont souvent les m\u00eames. Mais les parall\u00e8les s\u2019arr\u00eatent l\u00e0. Tout le reste s\u00e9pare aujourd\u2019hui le dernier carr\u00e9 des aspirants matadors de la Catalogne \u2013 une tradition qui agonise \u2013 et les b\u00e2tisseurs de ch\u00e2teaux humains, ces\u00a0castellers\u00a0qui se sont vu pousser des ailes depuis qu\u2019ils ont fini d\u2019incarner l\u2019irr\u00e9sistible ascension de la nation catalane.<!--more--><\/div>\n<div>En Catalogne, les \u00e9lections europ\u00e9ennes du 25\u00a0mai seront un peu \u00e0 l\u2019image des traditions culturelles: bouscul\u00e9es, exploit\u00e9es, d\u00e9voy\u00e9es par la politique locale. Ici, tout le monde aime l\u2019Europe, comme on aime les traditions. Mais le sursaut ind\u00e9pendantiste accapare tous les esprits. Personne ne pensera r\u00e9ellement \u00e0 l\u2019Europe en introduisant son bulletin dans l\u2019urne.<\/div>\n<div>Par qui commencer, sans courir le risque d\u2019\u00eatre accus\u00e9 de favoritisme? C\u00f4t\u00e9 pile: un coin d\u2019un terrain de football poussi\u00e9reux, dans une banlieue de Barcelone. C\u2019est l\u00e0 que se r\u00e9unissent, deux soirs par semaine, les rescap\u00e9s de l\u2019Ecole taurine de Catalogne, dans une r\u00e9gion espagnole o\u00f9 la corrida a \u00e9t\u00e9 interdite il y a deux ans. \u00abPlus haut, la main\u00bb, dit Carlos, un matador \u00e0 la retraite, en aidant le dernier arriv\u00e9 \u00e0 tenir une\u00a0muleta\u00a0presque aussi haute que lui, et qui mime le geste d\u2019un torero plus vrai que nature. C\u00f4t\u00e9 face: nous sommes \u00e0 Vilafranca del Penede, \u00e0 une heure au sud de la capitale. \u00abPlus vite, les pieds\u00bb, dit un homme b\u00e2ti comme un roc \u00e0 un\u00a0enxaneta,\u00a0un gamin haut comme trois pommes qui escalade l\u2019un apr\u00e8s l\u2019autre ses a\u00een\u00e9s pour se hisser au sommet d\u2019une tour humaine qui peut atteindre la hauteur d\u2019un immeuble de trois \u00e9tages.<\/div>\n<div>Sur le bout de terrain de foot, c\u2019est Luis Cantero, la soixantaine bien entam\u00e9e, qui m\u00e8ne le bal. Il s\u2019est autoproclam\u00e9 \u00abdirecteur artistique\u00bb de la petite troupe, apr\u00e8s avoir pos\u00e9 des banderilles pendant trente ans, aux c\u00f4t\u00e9s des plus grands, dans les ar\u00e8nes de Catalogne et du reste de l\u2019Espagne. \u00abAujourd\u2019hui, m\u00eame ma femme trouve que \u00e7a suffit, sourit-il. Avant, je risquais ma vie devant les taureaux, mais au moins je rapportais de l\u2019argent. Tandis que maintenant, je re\u00e7ois des coups pour rien\u2026\u00bb<\/div>\n<div>Ils sont une dizaine de jeunes, entre 10 et 20\u00a0ans, \u00e0 vouloir perp\u00e9tuer la tradition. Ils sont devenus une sorte de curiosit\u00e9 pour les voisins, presque des pestif\u00e9r\u00e9s. Parfois, les passants leur crient des noms d\u2019oiseau de l\u2019autre c\u00f4t\u00e9 du grillage: \u00abAssassins!\u00bb, \u00abSauvages!\u00bb Dans le reste de l\u2019Espagne, la corrida a aussi ses d\u00e9tracteurs. Mais ici, c\u2019est devenu une question identitaire. \u00abLa soi-disant d\u00e9fense des animaux a bon dos, affirme Cantero, c\u2019est uniquement une affaire politique. D\u2019ailleurs, il n\u2019est pas rare que je croise des politiciens locaux dans des corridas ailleurs dans le pays. Ils y vont en cachette. C\u2019est de l\u2019hypocrisie pure.\u00bb<\/div>\n<div>La Catalogne est dans l\u2019attente d\u2019un \u00e9ventuel r\u00e9f\u00e9rendum, pr\u00e9vu en novembre prochain, qui pourrait d\u00e9cider de sa future s\u00e9paration de l\u2019Espagne. La machine ind\u00e9pendantiste est lanc\u00e9e \u00e0 plein r\u00e9gime, et les \u00e9lections europ\u00e9ennes ne sont qu\u2019une occasion de bomber le torse de part et d\u2019autre dans cette perspective. \u00abCette histoire d\u2019ind\u00e9pendance, c\u2019est une vraie folie, tranche le torero \u00e0 la retraite. Ici, on s\u2019est mis \u00e0 pers\u00e9cuter tout ce qui sonne espagnol. Les jeunes Catalans, surtout, croient qu\u2019ils peuvent couper tous les liens, comme \u00e7a, d\u2019un jour \u00e0 l\u2019autre. Et les partis politiques soufflent sur les braises. M\u00eame au sein des familles on ne se comprend plus.\u00bb<\/div>\n<div>Retour \u00e0 Vilafranca, o\u00f9 la famille tient solidement. Pour permettre \u00e0 la tour humaine de s\u2019\u00e9lever, la base doit \u00eatre in\u00e9branlable, et des dizaines de personnes, serr\u00e9es les unes contre les autres, sont n\u00e9cessaires pour la fortifier. Lorsque le ch\u00e2teau atteint la hauteur ahurissante de 10 \u00ab\u00e9tages\u00bb, ce sont quelque\u2026 800 personnes qui sont n\u00e9cessaires \u00e0 son maintien. \u00abNous sommes unis pour faire un r\u00eave\u00bb, dit le slogan.<\/div>\n<div>\u00abC\u2019est une activit\u00e9 tr\u00e8s dure, mais aussi tr\u00e8s romantique. Ici, non seulement chacun peut participer, hommes, femmes, enfants, costauds ou poids plumes, mais chacun est n\u00e9cessaire et a son r\u00f4le pr\u00e9cis \u00e0 jouer\u00bb, p\u00e9tille Jou Cabr\u00e9, 49\u00a0ans, pr\u00e9sident de cette association de\u00a0castellers\u00a0qui, \u00e0 force de travail, est devenue l\u2019une des plus r\u00e9put\u00e9es. Ils sont invit\u00e9s \u00e0 Londres, \u00e0 New York, plus rarement dans le reste de l\u2019Espagne. A Tarragone, o\u00f9 se d\u00e9roule l\u2019une des plus grandes comp\u00e9titions annuelles, les tours se dressent au centre d\u2019ar\u00e8nes laiss\u00e9es d\u00e9sertes le reste de l\u2019ann\u00e9e, comme dans toute la Catalogne, depuis que les corridas ont \u00e9t\u00e9 bannies.<\/div>\n<div>\u00abIci, nous ne faisons pas de politique\u00bb, assure Cabr\u00e9. Mais il est clair que les vell\u00e9it\u00e9s ind\u00e9pendantistes sont partag\u00e9es du sol au plafond de cet ancien hangar o\u00f9 se faisait autrefois le\u00a0cava, le mousseux catalan, et qui a \u00e9t\u00e9 am\u00e9nag\u00e9 gr\u00e2ce au soutien des habitants. Vilafranca fait partie de ces municipalit\u00e9s \u00abs\u00e9cessionnistes\u00bb qui ont d\u00e9j\u00e0 proclam\u00e9 leur ind\u00e9pendance vis-\u00e0-vis de l\u2019Espagne, sans m\u00eame attendre l\u2019organisation d\u2019un r\u00e9f\u00e9rendum sur l\u2019autod\u00e9termination. Et, \u00e0 leur tour, les\u00a0castellers\u00a0sont en quelque sorte l\u2019\u00e9pine dorsale de la petite ville.<\/div>\n<div>\u00abIl y a quelques ann\u00e9es encore, les gens \u00e9taient certes nationalistes, mais non ind\u00e9pendantistes\u00bb, clame Cabr\u00e9, dont l\u2019exp\u00e9rience et la carrure en font l\u2019un des piliers des tours humaines: sa place est en plein dans le c\u0153ur, l\u00e0 o\u00f9 c\u2019est le plus dur. Une longue cicatrice lui barre encore le bras, apr\u00e8s qu\u2019un ch\u00e2teau humain s\u2019est \u00e9croul\u00e9 sur lui, il y a quelques ann\u00e9es. \u00abLes politiciens \u00e0 Madrid ont fait des ravages. Ils veulent en finir avec la langue catalane, ils font tout ce qu\u2019ils peuvent pour nier notre identit\u00e9.\u00bb Mais l\u2019homme se m\u00e9fie pareillement de la classe politique de Barcelone. Pas moins de trois partis catalans l\u2019ont approch\u00e9 pour tenter d\u2019inscrire son nom bien en \u00e9vidence sur leurs listes de candidats. Le symbole des\u00a0castellers\u00a0est une mine d\u2019or \u00e9lectorale. \u00abJ\u2019ai refus\u00e9. Il ne faut pas tout m\u00e9langer.\u00bb<\/div>\n<div>Son pr\u00e9d\u00e9cesseur \u00e0 la t\u00eate de la compagnie, Pere Regull, a fait le saut. Il est aujourd\u2019hui maire de Vilafranca, affili\u00e9 \u00e0 Convergencia I unio (CiU), la formation du chef du gouvernement catalan, Artur Mas, qui pousse pour la confrontation avec Madrid. C\u2019est en cravate que le maire est venu voir ses deux enfants et sa femme participer \u00e0 l\u2019entra\u00eenement. La tour qu\u2019ils sont tous en train de b\u00e2tir sous ses yeux, c\u2019est celle de l\u2019ind\u00e9pendance? \u00abNous sommes pr\u00eats \u00e0 appartenir \u00e0 l\u2019Espagne si cela se fait en toute libert\u00e9, d\u2019\u00e9gal \u00e0 \u00e9gal, r\u00e9pond Regull. Pendant longtemps nous avons compt\u00e9 sur l\u2019ouverture et la bonne foi de Madrid. Mais maintenant, nous n\u2019y croyons plus. Faute d\u2019une refondation de l\u2019Espagne, toute marche arri\u00e8re est impossible pour nous.\u00bb<\/div>\n<div>Beau paradoxe: dans cette r\u00e9gion si naturellement pro-europ\u00e9enne, la question de l\u2019ind\u00e9pendance a brouill\u00e9 les cartes. L\u2019Union europ\u00e9enne ouvrirait-elle les bras \u00e0 une \u00e9ventuelle Catalogne ind\u00e9pendante? Embarras \u00e0 Bruxelles, puis alignement sur les vues de Madrid, qui promet \u00e0 Barcelone un s\u00e9jour quasi \u00e9ternel au purgatoire. \u00abL\u2019Europe ne pourrait pas refuser l\u2019adh\u00e9sion de la Catalogne. Cette r\u00e9gion est un contributeur net. Et elle est bien trop importante pour \u00eatre laiss\u00e9e \u00e0 l\u2019\u00e9cart\u00bb, veut pourtant croire le maire de Vilafranca. Sorte de r\u00e9ponse du poseur de banderilles Luis Cantero: \u00abSeule l\u2019Europe sera capable de nous sortir de notre labyrinthe. Elle doit trouver un moyen de ramener tout le monde \u00e0 la raison.\u00bb Quelle que soit la variante, les attentes sont pareillement hautes envers Bruxelles.<\/div>\n<div>L\u2019Europe, Antonio Tobaruela, 20\u00a0ans, la pratique assid\u00fbment. Faute de pouvoir tor\u00e9er en Catalogne, il est \u00e0 la maison dans le sud de la France, et particuli\u00e8rement \u00e0 N\u00eemes, o\u00f9 il lui est d\u00e9j\u00e0 arriv\u00e9 \u2013 \u00abdeux fois\u00bb \u2013 de remplir les ar\u00e8nes. Il laisse un temps le chariot \u00e0 t\u00eate de taureau qui lui sert \u00e0 l\u2019entra\u00eenement pour expliquer: \u00abQuoi qu\u2019il arrive, je serai torero, en Catalogne ou ailleurs.\u00bb Le jeune homme regrette le temps pas si lointain o\u00f9 son grand-p\u00e8re l\u2019amenait \u00e0 la corrida le dimanche, au centre de Barcelone, dans la bien nomm\u00e9e Plaza Monumental (24\u2009000 si\u00e8ges), devenue entre-temps un immense paquebot fant\u00f4me. \u00abOn s\u2019habillait \u00e9l\u00e9gamment, on croisait de grands ma\u00eetres. Si Dieu le veut, ces temps finiront par revenir.\u00bb<\/div>\n<div>Dans l\u2019imm\u00e9diat, crise \u00e9conomique aidant, le jeune torero est au ch\u00f4mage, et donc souvent \u00e0 la maison. \u00abQuand ma m\u00e8re n\u2019est pas l\u00e0, je pousse les meubles du salon et je manie la cape pendant des heures.\u00bb Le ton devient tranch\u00e9, comme le fil de son \u00e9p\u00e9e: \u00abCe ne sont pas quatre politiciens qui vont d\u00e9truire mon r\u00eave.\u00bb<\/div>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>\u00e9lections europ\u00e9ennes\u00a0Jeudi 15\u00a0mai 2014 Division catalane Par Luis Lema envoy\u00e9 sp\u00e9cial \u00e0 Barcelone Dans la dispute qui s\u00e9pare ind\u00e9pendantistes et \u00abespagnolistes\u00bb, les traditions populaires sont prises en otage. Tours humaines ou corridas: r\u00e9cits de ceux qui vivent ces traditions Ne parlez pas de l\u2019un \u00e0 l\u2019autre! Au mieux, un haussement d\u2019\u00e9paules et un sourire embarrass\u00e9 accompagneront l\u2019id\u00e9e que, de part et d\u2019autre de cette famille divis\u00e9e, on puisse voir des similitudes. Elles sont pourtant nombreuses: un m\u00eame d\u00e9vouement, un m\u00eame souci de partage entre les g\u00e9n\u00e9rations, un m\u00eame respect pour les a\u00een\u00e9s. Au point que les mots employ\u00e9s sont souvent les m\u00eames. Mais les parall\u00e8les s\u2019arr\u00eatent l\u00e0. Tout le reste s\u00e9pare aujourd\u2019hui le dernier carr\u00e9 des aspirants matadors de la Catalogne \u2013 une tradition qui agonise \u2013 et les b\u00e2tisseurs de ch\u00e2teaux humains, ces\u00a0castellers\u00a0qui se sont vu pousser des ailes depuis qu\u2019ils ont fini d\u2019incarner l\u2019irr\u00e9sistible ascension de la nation catalane.<\/p>\n","protected":false},"author":3,"featured_media":0,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_monsterinsights_skip_tracking":false,"_monsterinsights_sitenote_active":false,"_monsterinsights_sitenote_note":"","_monsterinsights_sitenote_category":0,"footnotes":""},"categories":[1],"tags":[],"class_list":["post-917","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-non-classe"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/oliba.catnord.cat\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/917","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/oliba.catnord.cat\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/oliba.catnord.cat\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/oliba.catnord.cat\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/3"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/oliba.catnord.cat\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=917"}],"version-history":[{"count":2,"href":"https:\/\/oliba.catnord.cat\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/917\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":919,"href":"https:\/\/oliba.catnord.cat\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/917\/revisions\/919"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/oliba.catnord.cat\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=917"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/oliba.catnord.cat\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=917"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/oliba.catnord.cat\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=917"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}