﻿{"id":841,"date":"2014-03-28T13:44:02","date_gmt":"2014-03-28T12:44:02","guid":{"rendered":"http:\/\/oliba.catnord.cat\/?p=841"},"modified":"2014-03-28T13:53:35","modified_gmt":"2014-03-28T12:53:35","slug":"la-depeche-fr","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/oliba.catnord.cat\/?p=841","title":{"rendered":"La d\u00e9p\u00eache.fr"},"content":{"rendered":"<p>&nbsp;<\/p>\n<header id=\"header\">\n<div id=\"logo_btn_nav\">\n<div id=\"logo\"><a title=\"Revenir \u00e0 l'accueil\" href=\"http:\/\/www.ladepeche.fr\/\"><img decoding=\"async\" src=\"http:\/\/www.ladepeche.fr\/images\/header\/logo.png\" alt=\"Actualit\u00e9s\" \/><\/a><\/div>\n<\/div>\n<\/header>\n<section id=\"content\">\n<article id=\"article\" itemprop=\"mainContentOfPage\" itemscope=\"\" itemtype=\"http:\/\/schema.org\/Article\">\n<h1>Catalogne. Le r\u00eave d&#8217;ind\u00e9pendance gagne les c\u0153urs<\/h1>\n<header id=\"header_article\"><time datetime=\"2014-03-27T03:50:54+01:00\" pubdate=\"pubdate\" itemprop=\"datePublished\">Publi\u00e9 le 27\/03\/2014 \u00e0 03:50<\/time>,\u00a0<time datetime=\"2014-03-27T08:43:11+01:00\" itemprop=\"dateModified\">Mis \u00e0 jour le 27\/03\/2014 \u00e0 08:43<\/time><\/header>\n<h2><\/h2>\n<div id=\"texte\">\n<div>\n<p>Dans les petites rues du Poble Nou, un quartier familial et populaire de Barcelone, les drapeaux ind\u00e9pendantistes sang et or, frapp\u00e9s d&#8217;une \u00e9toile blanche sont partout : sur les balcons, aux fen\u00eatres, dans quelques bistrots, mais aussi sur les murs, sous forme de graffitis ou d&#8217;autocollants. \u00c0 l&#8217;exception des quartiers les plus chics dans les hauteurs de la ville et de la proche banlieue, les \u00abestelades\u00bb ont envahi la capitale catalane. Minoritaire il y a encore dix ans, l&#8217;ind\u00e9pendantisme a gagn\u00e9 des pans entiers de la soci\u00e9t\u00e9 pour devenir aujourd&#8217;hui majoritaire: plus d&#8217;un Catalan sur deux souhaite la cr\u00e9ation d&#8217;un \u00c9tat ind\u00e9pendant.<!--more--><\/p>\n<h2>\u00abL&#8217;ind\u00e9pendance est in\u00e9luctable\u00bb<\/h2>\n<p>Patron d&#8217;un bar \u00e0 vin dans la rue Maria Aguilo, David Perramon, 36 ans, n&#8217;a pas toujours \u00e9t\u00e9 ind\u00e9pendantiste. \u00abPendant des ann\u00e9es, j&#8217;ai pens\u00e9 qu&#8217;on pouvait s&#8217;entendre avec l&#8217;Espagne. Mais l\u00e0 je n&#8217;y crois plus. Je n&#8217;ai absolument rien contre l&#8217;Espagne, mais, puisque Madrid n&#8217;accepte ni notre langue, ni notre identit\u00e9, ni notre mani\u00e8re d&#8217;\u00eatre, alors il vaut mieux se s\u00e9parer\u00bb. Pour David, le d\u00e9clic s&#8217;est produit en juin 2010, lorsque le Tribunal Constitutionnel a invalid\u00e9 une partie du nouveau statut d&#8217;autonomie de la Catalogne. \u00abCette d\u00e9cision est le v\u00e9ritable tournant\u00bb, explique Carme Forcadell, la pr\u00e9sidente de l&#8217;Assamblea Nacional Catalana, la plateforme ind\u00e9pendantiste qui a organis\u00e9 le 11 septembre dernier l&#8217;immense chaine humaine \u00e0 travers la Catalogne. \u00abLes Catalans ont le sentiment d&#8217;avoir \u00e9t\u00e9 trahis par l&#8217;\u00c9tat qui nous a refus\u00e9 le statut juridique de nation\u00bb. La crise \u00e9conomique, le refus du gouvernement central de ren\u00e9gocier le syst\u00e8me de financement de la Catalogne et la croisade du ministre espagnol de l&#8217;\u00e9ducation contre le syst\u00e8me d&#8217;immersion linguistique en catalan n&#8217;ont fait que renforcer un sentiment croissant d&#8217;exasp\u00e9ration et de col\u00e8re contre Madrid.<\/p>\n<p>\u00abLes partis politiques ne font que suivre un mouvement de fond. Ce n&#8217;est pas Artur Mas, le Pr\u00e9sident de la G\u00e9n\u00e9ralit\u00e9 de Catalogne, qui a aliment\u00e9 l&#8217;ind\u00e9pendantisme. Il a surtout convoqu\u00e9 un r\u00e9f\u00e9rendum sous la pression de la soci\u00e9t\u00e9 civile\u00bb, pr\u00e9cise Carme Forcadell.<\/p>\n<p>M\u00eame si, \u00e0 Madrid, le Pr\u00e9sident du gouvernement espagnol Mariano Rajoy s&#8217;y oppose, Forcadell en est persuad\u00e9e : les Catalans finiront par voter. \u00abRien ne peut s&#8217;opposer \u00e0 la volont\u00e9 majoritaire d&#8217;un peuple . L&#8217;ind\u00e9pendance est d\u00e9sormais in\u00e9luctable\u00bb.<\/p>\n<p>Un r\u00e9f\u00e9rendum aurait le m\u00e9rite de clarifier la situation selon une large majorit\u00e9 de Catalans. \u00abMais aussi de passer \u00e0 autre chose\u00bb, ajoute Cristian Montesinos. Employ\u00e9 dans un garde-meuble, ce Barcelonais de 34 ans ne se sent ni catalan ni espagnol. Le d\u00e9bat autour de l&#8217;ind\u00e9pendance le fatigue : \u00abC&#8217;est un \u00e9cran de fum\u00e9e du gouvernement r\u00e9gional. On nous fait r\u00eaver avec l&#8217;ind\u00e9pendance, mais en attendant le taux de ch\u00f4mage est toujours aussi \u00e9lev\u00e9 (22 %). Ils pr\u00e9f\u00e8rent parler d&#8217;un futur dor\u00e9 plut\u00f4t que d&#8217;assumer leur politique d&#8217;aust\u00e9rit\u00e9\u00bb. Selon Cristian, rejeter la faute sur l&#8217;Espagne est une solution de facilit\u00e9 : \u00abCe n&#8217;est pas Madrid qui a r\u00e9duit le budget des \u00e9coles et des h\u00f4pitaux en Catalogne\u00bb.<\/p>\n<p>Pourtant selon les \u00e9tudes de plusieurs \u00e9conomistes, la Catalogne s&#8217;en sortirait beaucoup mieux sans l&#8217;Espagne. \u00abChaque ann\u00e9e, 8 % de notre PIB part vers Madrid et ne revient jamais. Aucune r\u00e9gion en Europe n&#8217;est victime d&#8217;un tel d\u00e9ficit fiscal. Historiquement, Madrid a toujours cherch\u00e9 \u00e0 freiner le d\u00e9veloppement de la Catalogne\u00bb, rappelle Elisenda Paluzie, doyenne de la facult\u00e9 d&#8217;\u00e9conomie de l&#8217;Universit\u00e9 de Barcelone et militante pour l&#8217;ind\u00e9pendance. \u00abMalgr\u00e9 la crise, la Catalogne est relativement riche : elle est dynamique et ouverte sur l&#8217;ext\u00e9rieur, elle repr\u00e9sente 26 % des exportations espagnoles et son PIB est sup\u00e9rieur \u00e0 celui du Danemark\u00bb. Selon Paluzie, si les d\u00e9cisions \u00e9taient prises depuis Barcelone, la Catalogne fonctionnerait beaucoup mieux \u00abNous aurions un \u00c9tat qui travaillerait pour les int\u00e9r\u00eats de la Catalogne.\u00bb<\/p>\n<h2>Le Sud de la France en profiterait<\/h2>\n<p>Ce sc\u00e9nario profiterait d&#8217;ailleurs au Sud de la France. \u00abLa r\u00e9gion Midi Pyr\u00e9n\u00e9es et le Languedoc auront comme voisin un \u00e9tat dynamique et attractif.\u00bb Reste cependant l&#8217;\u00e9pineuse question de l&#8217;appartenance \u00e0 l&#8217;Union Europ\u00e9enne. Bruxelles a pr\u00e9venu : en cas d&#8217;ind\u00e9pendance, la Catalogne sortira &#8211; pour un temps &#8211; de l&#8217;Union. \u00ab\u00c7a n&#8217;a pas de sens de fermer les fronti\u00e8res. Ce n&#8217;est pas dans l&#8217;int\u00e9r\u00eat de l&#8217;Espagne ni de la France\u00bb, r\u00e9pond l&#8217;\u00e9conomiste qui est persuad\u00e9e qu&#8217;une solution pragmatique sera trouv\u00e9e.<\/p>\n<p>Cette hypoth\u00e9tique Catalogne ind\u00e9pendante, Sonia Sierra, 40 ans ne la verra pas. \u00abJe m&#8217;en irai\u00bb, affirme cette professeure d&#8217;espagnol n\u00e9e \u00e0 Barcelone. Depuis qu&#8217;elle publie des articles dans la revue online www.puertadebrandemburgo.com pour, dit-elle, \u00abd\u00e9monter les mensonges nationalistes\u00bb, elle fait l&#8217;objet d&#8217;attaques virulentes sur les r\u00e9seaux sociaux. \u00abC&#8217;est tr\u00e8s difficile d&#8217;aller contre la pens\u00e9e unique. Le climat est irrespirable.\u00bb. Sonia en est convaincue, le r\u00e9f\u00e9rendum n&#8217;aura pas lieu. \u00abLe droit d&#8217;autod\u00e9termination n&#8217;existe pas! Les nationalistes nous font croire que l&#8217;on pourra rester dans l&#8217;Union europ\u00e9enne et que les Catalans pourront avoir la double nationalit\u00e9, or tout est faux !\u00bb \u00c0 cause du d\u00e9bat ind\u00e9pendantiste, Sonia Sierra reconna\u00eet avoir perdu des amis. \u00abCe sujet divise la soci\u00e9t\u00e9 et s\u00e9pare des familles\u00bb.<\/p>\n<p>\u00c0 neuf mois de l&#8217;\u00e9ch\u00e9ance, personne ne sait si le r\u00e9f\u00e9rendum annonc\u00e9 par Artur Mas aura bien lieu. Si le chemin vers l&#8217;ind\u00e9pendance est encore long et qu&#8217;il en effraye plus d&#8217;un, c&#8217;est un projet qui gagne chaque jour des adh\u00e9sions. D&#8217;ailleurs, une partie de la Catalogne semble d\u00e9j\u00e0 avoir quitt\u00e9 l&#8217;Espagne.<\/p>\n<\/div>\n<div>Correspondance particuli\u00e8re de Henri de Lagu\u00e9rie<\/p>\n<div><\/div>\n<div><\/div>\n<\/div>\n<\/div>\n<div id=\"share\">\n<div data-send=\"false\" data-layout=\"button_count\" data-width=\"120\" data-show-faces=\"false\"><\/div>\n<\/div>\n<\/article>\n<\/section>\n<p>&nbsp;<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>&nbsp; Catalogne. Le r\u00eave d&#8217;ind\u00e9pendance gagne les c\u0153urs Publi\u00e9 le 27\/03\/2014 \u00e0 03:50,\u00a0Mis \u00e0 jour le 27\/03\/2014 \u00e0 08:43 Dans les petites rues du Poble Nou, un quartier familial et populaire de Barcelone, les drapeaux ind\u00e9pendantistes sang et or, frapp\u00e9s d&#8217;une \u00e9toile blanche sont partout : sur les balcons, aux fen\u00eatres, dans quelques bistrots, mais aussi sur les murs, sous forme de graffitis ou d&#8217;autocollants. \u00c0 l&#8217;exception des quartiers les plus chics dans les hauteurs de la ville et de la proche banlieue, les \u00abestelades\u00bb ont envahi la capitale catalane. Minoritaire il y a encore dix ans, l&#8217;ind\u00e9pendantisme a gagn\u00e9 des pans entiers de la soci\u00e9t\u00e9 pour devenir aujourd&#8217;hui majoritaire: plus d&#8217;un Catalan sur deux souhaite la cr\u00e9ation d&#8217;un \u00c9tat ind\u00e9pendant.<\/p>\n","protected":false},"author":3,"featured_media":0,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_monsterinsights_skip_tracking":false,"_monsterinsights_sitenote_active":false,"_monsterinsights_sitenote_note":"","_monsterinsights_sitenote_category":0,"footnotes":""},"categories":[5,1],"tags":[],"class_list":["post-841","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-articles-vists-a-la-premsa","category-non-classe"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/oliba.catnord.cat\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/841","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/oliba.catnord.cat\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/oliba.catnord.cat\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/oliba.catnord.cat\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/3"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/oliba.catnord.cat\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=841"}],"version-history":[{"count":3,"href":"https:\/\/oliba.catnord.cat\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/841\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":843,"href":"https:\/\/oliba.catnord.cat\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/841\/revisions\/843"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/oliba.catnord.cat\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=841"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/oliba.catnord.cat\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=841"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/oliba.catnord.cat\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=841"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}