Après la parodie de justice,

 la parodie de démocratie et la limitation de la liberté de la presse en Espagne

Le lundi 20 mai, les prisonniers politiques catalans ont été transportés menottés et surveillés par la police au Congrès des députés et au Sénat pour prendre possession de leur siège de parlementaires. Bien qu’ils aient été élus aux élections générales du 28 avril, le Tribunal Suprême ne reconnaît pas leur immunité parlementaire et leur interdit de pouvoir assister librement à la séance d’investiture (ils ont été “conduits” par des accès discrets aux bâtiments du Congrès et du Sénat et n’ont eu le droit que de signer les papiers et faire les démarches administratives avant d’être ramenés immédiatement en prison). Au Cortès et au Sénat, ils ne leur a pas été permis de rencontrer leurs équipes et ils n’ont pas eu le droit de parler aux journalistes, ni de faire une conférence de presse. Aujourd’hui c’est même la liberté de la presse qui est malmenée : les journalistes ont eu interdiction –pendant que les prisonniers étaient dans les locaux des hémicycles- d’utiliser leur téléphone ou d’enregistrer des images. Les députés et le sénateur, bien qu’ils aient signé la prise de fonction, ne sont pas autorisés à assister aux sessions parlementaires et continueront d’être emprisonnés (sans avoir été condamnés) en situation de détention préventive, sans pouvoir exercer leur activité de parlementaires. Le président du Parlement de Catalogne, Roger Torrent, a exprimé sa “honte de voir dans quelles conditions Raül Romeva était entré au Sénat” et Carles Puigdemont, depuis la Belgique, a déclaré que “Junqueras, Romeva, Rull, Turull et Sànchez ont fait la démonstration en allant signer leur prise de fonction de parlementaires qu’ils sont de vrais prisonniers politiques.”

En català

Alà Baylac-Ferrer